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Pièces uniques · Authentifiées · Livraison Paris · France · Europe

Charlotte Perriand (1903-1999)

Charlotte Perriand reste l'une des architectes et designers françaises dont l'influence structurelle sur le mobilier du XXᵉ siècle se mesure encore aujourd'hui sur le marché. Formée dans les années 1920, collaboratrice de l'atelier Le Corbusier de 1927 à 1937, autrice ensuite d'un corpus personnel diffusé par la Galerie Steph Simon, par Sentou puis réédité par Cassina, elle a posé les bases d'un mobilier d'usage où matière brute, ergonomie et fabrication artisanale se rencontrent. La sélection LAPIERRE rassemble les pièces vintage authentifiées de cette signature, avec documentation d'origine systématique et croisement des sources éditeur.

Repères biographiques

Née à Paris en 1903, Charlotte Perriand est formée à l'École de l'Union centrale des arts décoratifs. Sa réputation se construit dès 1927 avec l'exposition au Salon d'automne d'un Bar sous le toit en aluminium et chrome, qui attire l'attention de Le Corbusier. Elle rejoint son atelier la même année, où elle travaille aux côtés de Le Corbusier et Pierre Jeanneret sur le mobilier d'équipement de l'habitation. De cette période naissent les pièces LC1, LC2, LC3, LC4, LC6 et LC7, attribuées au trio et éditées par Cassina à partir de 1965 dans la collection Cassina I Maestri.

En 1937, Charlotte Perriand quitte l'atelier Le Corbusier et développe une signature personnelle. Elle voyage au Japon en 1940 comme conseillère pour l'art industriel auprès du ministère japonais du Commerce et de l'Industrie. Cette immersion dans la culture du bois et des proportions japonaises imprègne durablement son langage de formes : tabouret berger en orme massif, chaise Ombra Tokyo, tables basses bas-courbées. Elle reste au Japon, puis en Indochine pendant la guerre, et rentre en France en 1946.

À partir des années 1950, Perriand développe deux corpus parallèles. Le premier porte sur l'habitat collectif et étudiant, avec les commandes pour les Cités universitaires (Maison de la Tunisie en 1952, Maison du Mexique en 1953, Maison du Brésil en 1959). Elle conçoit pour ces projets les bibliothèques Riform, les tables Six Pieds, les bureaux d'étudiants et les rangements. Le second corpus porte sur l'habitat individuel, à travers la Galerie Steph Simon qui édite à partir de 1956 ses pièces signature : tabouret berger, table Six Pieds, chaise paille, fauteuil Ombra. Les Arcs, station de ski conçue avec Pierre Faucheux entre 1967 et 1989, constituent son grand projet d'aménagement total et restent une référence documentée chez les auteurs spécialisés (Jacques Barsac, Pernette Perriand-Barsac).

Charlotte Perriand meurt à Paris en 1999. Une rétrospective majeure lui est consacrée par la Fondation Louis Vuitton en 2019-2020.

Pièces signatures que nous chinons

Tabouret berger (1953, Steph Simon puis Cassina). Tabouret triangulaire en orme massif aux trois pieds tournés. Réédité par Cassina en 2010, mais les pièces Steph Simon des années 1950-1960 conservent une cote distincte. LAPIERRE différencie systématiquement les deux périodes par l'estampille et la patine.

Bibliothèque Maison du Mexique (1953, ANJBM puis Steph Simon). Bibliothèque modulaire en bois et aluminium laqué, conçue avec Sonia Delaunay pour la couleur, destinée aux logements étudiants de la Cité internationale universitaire de Paris. Les pièces d'origine, identifiables au système de fixation murale et aux laques d'origine, sont rares.

Bibliothèque Riform Tunisie (1952, ANJBM). Variante de bibliothèque modulaire conçue pour la Maison de la Tunisie. Caissons en bois clair, séparations en aluminium laqué, plateaux supérieurs disponibles en plusieurs configurations.

Table Six Pieds (1953, Steph Simon puis Cassina). Table rectangulaire en orme massif, six pieds tournés cylindriques. Plateau de longueur variable selon les commandes, généralement entre 200 cm et 250 cm. Les pièces d'époque présentent une patine dense et des assemblages tenons-mortaises chevillés.

Chaise Ombra Tokyo (1954, Cassina à partir de 2007). Chaise empilable en contreplaqué moulé conçue pour le marché japonais. Les exemplaires d'époque sont rares ; les rééditions Cassina sont aujourd'hui les plus accessibles.

Chaise paille (1947, Steph Simon puis Sentou). Chaise structure bois et assise paille tressée, déclinée en plusieurs hauteurs. Production étalée sur trois décennies, avec variations de bois et d'assemblage selon les périodes.

Tabouret méribel (1953, Steph Simon). Variante du tabouret berger avec trois pieds plus écartés et une assise circulaire. Conçu pour la station de ski de Méribel où Perriand a développé un mobilier complet pour les chalets.

Table basse rio (1962, Steph Simon). Table basse rectangulaire en bois massif, plateau épais sur piétement traîneau. Variante des tables Six Pieds adaptée aux salons.

Reconnaître authentique vs réédition vs hommage

Trois niveaux distincts circulent sur le marché et méritent d'être différenciés. La pièce d'origine, produite entre les années 1950 et 1970 par Steph Simon, ANJBM, Sentou ou les ateliers liés à Perriand. Ces pièces portent les marquages d'époque (étiquettes papier Steph Simon, gravures discrètes, factures de provenance) et présentent une patine que cinquante à soixante-dix ans d'usage ont structurée. La réédition Cassina, lancée à partir de 2010 sur certaines pièces (tabouret berger, table Six Pieds, chaise Ombra) dans la collection Cassina I Maestri. Ces rééditions sont marquées explicitement (estampille Cassina, plaque métallique, certificat d'authenticité éditeur) et utilisent des techniques contemporaines. L'hommage ou copie non autorisée, qui circule sur le marché en ligne sans signature ni traçabilité, à des prix bas. LAPIERRE ne référence aucune copie ; chaque pièce listée est soit d'époque, soit réédition Cassina documentée, avec mention explicite de la période sur la fiche.

Process LAPIERRE pour les pièces de Charlotte Perriand

Chaque pièce Perriand passe par trois étapes avant publication. Vérification de la signature et de l'éditeur via les ouvrages de référence (Jacques Barsac, Pernette Perriand-Barsac, archives Cassina, catalogues raisonnés Steph Simon). Documentation photographique détaillée des marquages, assemblages, patines et signes d'usage. Validation finale croisée avec un expert mobilier français XXᵉ avant mise en ligne. Les pièces dont la documentation est insuffisante ne sont jamais publiées.

Demander une pièce Charlotte Perriand

Si vous cherchez une pièce Perriand particulière (bibliothèque Maison du Mexique, table Six Pieds, paire de tabourets berger d'origine), écrivez-nous. LAPIERRE active son réseau de chineurs et galeries partenaires sur demande, dans un horizon de quatre à douze semaines selon la rareté de la pièce visée.

FAQ

Questions fréquentes

Comment authentifier une pièce de Charlotte Perriand ?
L'authentification d'une pièce signée Charlotte Perriand repose sur trois faisceaux d'indices à croiser. Le premier est l'éditeur. Les pièces produites du vivant de Perriand ont été éditées principalement par la Galerie Steph Simon entre 1956 et 1974, par Cassina à partir de 1965 sur la collection LC, par Sentou pour les rééditions tardives, et par l'Atbat Afrique pour les pièces des Maisons du Sahara. Le second indice tient aux marquages, étiquettes éditeur, estampilles ou plaques métalliques selon la période. Le troisième repose sur la documentation : factures d'achat anciennes, provenance galerie, photos d'époque. LAPIERRE croise systématiquement ces trois axes avec les ouvrages de référence (Jacques Barsac, Pernette Perriand, archives AChP).
Quelles sont les pièces les plus recherchées de Charlotte Perriand ?
Plusieurs pièces structurent le marché Perriand. Le tabouret berger forme libre (1953), édité par Steph Simon puis réédité par Cassina, reste l'une des entrées les plus accessibles. La bibliothèque Riform Tunisie ou Maison du Mexique, conçue pour le mobilier étudiant des cités universitaires dans les années 1950, atteint des cotes élevées sur les pièces d'origine. La table Six Pieds (1953), les chaises Ombra Tokyo (1954), la chaise paille (1947) et les tables basses en orme massif sont également très demandées. La collection LC chez Cassina, conçue avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret, distingue les éditions des années 1960-1970 des productions récentes.
Quelle est la différence entre une pièce d'époque et une réédition Cassina ?
Cassina a relancé plusieurs pièces Perriand depuis les années 2000 dans sa collection Cassina I Maestri. Les rééditions sont fabriquées avec des techniques contemporaines, des bois certifiés et un marquage éditeur explicite. Les pièces d'époque, produites entre 1956 et la fin des années 1970, présentent des patines, des assemblages traditionnels (tenons-mortaises, queues d'aronde) et des essences parfois disparues (orme massif, frêne d'origine). La cote sépare nettement les deux marchés : une réédition Cassina récente cote moins qu'une pièce d'origine bien documentée. LAPIERRE indique systématiquement la période de production sur chaque fiche.
Charlotte Perriand a-t-elle travaillé seule ou en collaboration ?
Charlotte Perriand a collaboré tout au long de sa carrière avec d'autres figures majeures du XXᵉ siècle. Entre 1927 et 1937, elle travaille à l'atelier de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, où sont conçues les pièces aujourd'hui regroupées sous l'appellation LC chez Cassina. Cette signature commune est documentée dans les archives de la Fondation Le Corbusier et dans les ouvrages de Jacques Barsac. Plus tard, elle collabore avec Jean Prouvé sur des projets d'habitat (Maisons du Sahara, mobilier des Arcs), avec Fernand Léger pour les Cités étudiantes, et reste proche de Sonia Delaunay et Alexander Calder.
Quelle est la différence entre Perriand seule et la signature Le Corbusier-Jeanneret-Perriand ?
La distinction est documentée chez les auteurs spécialisés et chez Cassina. Les pièces conçues à l'atelier Le Corbusier entre 1927 et 1937 (LC1 fauteuil basculant, LC2 et LC3 grand confort, LC4 chaise longue, LC6 table tube d'avion, LC7 fauteuil tournant) sont attribuées au trio Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand. Les pièces postérieures à son départ de l'atelier (1937) et signées Perriand seule (tabouret berger, bibliothèques Riform, tables Six Pieds, chaises Ombra) sont éditées sous son seul nom. La frontière a été clarifiée juridiquement dans les années 1980 et figure aujourd'hui dans les fiches Cassina et dans les expositions du Centre Pompidou.
Pourquoi les pièces de Perriand sont-elles aussi durables ?
Charlotte Perriand intégrait dans ses pièces une exigence d'usage et de matière qui explique leur tenue dans le temps. Les bois utilisés (orme, frêne, pin sylvestre, sapele africain) étaient sélectionnés pour leur stabilité dimensionnelle et travaillés en bois massif. Les assemblages restaient traditionnels (tenons-mortaises chevillés) plutôt que collés. Les structures des bibliothèques étudiantes des années 1950, conçues pour résister à un usage quotidien intensif, sont aujourd'hui encore en circulation après plus de soixante-dix ans. Cette qualité de fabrication, héritée de l'esprit Cité étudiante et des Maisons du Sahara, distingue durablement les pièces d'époque des productions standards contemporaines.
Comment LAPIERRE source-t-il les pièces Charlotte Perriand ?
Le sourcing Perriand s'organise sur quatre canaux. Les ventes publiques en France, où circulent encore régulièrement des pièces issues de successions Cités étudiantes ou Maison du Mexique. Le réseau de chineurs spécialisés dans le mobilier français XXᵉ siècle, principalement en Île-de-France, Rhône-Alpes et région PACA. Les galeries partenaires qui acceptent une commission inférieure pour des clients identifiés. Les particuliers qui contactent LAPIERRE pour proposer une pièce héritée. Chaque pièce est ensuite expertisée et croisée avec la documentation de référence avant mise en ligne, avec mention systématique de l'origine et de l'éditeur.