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Pièces uniques · Authentifiées · Livraison Paris · France · Europe

Époques · Décennie 1950s

Années 1950.

Mobilier vintage des années 1950 authentifié. Saarinen Tulip, Eames LCW, Bertoia Diamond, Wegner CH24, Florence Knoll, Mies Barcelona. Paris, livraison Europe.


Mobilier vintage des années 1950

La décennie 1950 est celle où le design moderne sort des écoles et entre dans les foyers. C'est le moment où les coques moulées des Eames passent en production de masse chez Herman Miller, où Saarinen dessine la Tulip pour Knoll, où Wegner ouvre la voie d'un mobilier scandinave éditeur. La sélection LAPIERRE rassemble des pièces datées entre 1948 et 1959, chinées en France, en Italie, en Scandinavie et aux États-Unis, authentifiées une à une avec leurs marquages d'éditeur et leurs indices de production.

Pourquoi cette décennie compte

Les années 1950 sont la décennie de l'industrialisation du design d'auteur. La sortie de la Seconde Guerre mondiale en 1945 laisse une économie occidentale en reconstruction, des matériaux nouveaux disponibles (contreplaqué moulé, fibre de verre, acier tubulaire à coût bas), et une demande domestique pour un mobilier moderne, accessible et fonctionnel. Charles et Ray Eames, qui travaillent depuis 1946 sur les techniques de moulage du bois mises au point pour l'armée américaine, livrent les premières chaises LCW et DCW en série chez Evans Plywood puis Herman Miller. Eero Saarinen poursuit avec la Womb Chair en 1948 puis la collection Tulip dessinée en 1955-1956 pour Knoll, qui se distingue par son piétement central en aluminium moulé qui supprime ce qu'il appelait la "jungle des pieds".

Au Danemark, Hans Wegner ouvre la décennie avec la chaise Wishbone CH24 en 1949 chez Carl Hansen, suivie de toute une lignée d'assises en bois massif (CH25, Papa Bear). Arne Jacobsen prépare la Ant Chair de 1952 et la Series 7 de 1955, qui deviendront les plus produites du XXᵉ siècle. Cette école danoise pose les bases d'un design organique, ergonomique, en bois clair, qui irrigue encore la décoration contemporaine.

En Italie, Florence Knoll ouvre l'Italian Knoll en 1955 et fait le pont entre la rigueur Bauhaus et la sophistication latine. Aux États-Unis, Mies van der Rohe relance la Barcelona Chair de 1929 en édition Knoll en 1948, qui devient la référence du fauteuil tubulaire chromé pour bureaux d'entreprise et lobbies hôteliers. Harry Bertoia livre la Diamond Chair en 1952, sculpture en treillis d'acier qui marque l'aboutissement formel du métal en mobilier domestique.

En France, Charlotte Perriand poursuit ses travaux post-Le Corbusier avec les refuges-ateliers, les bibliothèques Cansado et les premiers projets pour la Cité Universitaire d'Antony. Jean Prouvé continue ses constructions démontables et signe quelques chaises Standard et bibliothèques B.C.B. qui resteront cotées. Au Brésil, Sergio Rodrigues développe le canapé Mole en 1957, premier canapé brésilien à atteindre une diffusion internationale.

Cette densité créative, dans dix pays simultanément, fait de la décennie 1950 le socle du mobilier qu'on appelle aujourd'hui mid-century. Les pièces dessinées dans ces années-là restent éditées en continu, ce qui en complique parfois la datation, mais la cote des éditions originales reste stable et soutenue depuis le début des années 2000.

Les designers et éditeurs clés

Charles et Ray Eames travaillent depuis Venice, Californie. Leur lab du 901 Washington Boulevard livre les premières coques en contreplaqué moulé, puis fibre de verre, puis cuir. Édités par Herman Miller aux US et Vitra en Europe à partir de 1957. Les premières productions Evans Plywood 1946-1949 sont les plus rares et les mieux cotées.

Eero Saarinen dessine la Womb (1948), la Grasshopper (1946) et la collection Tulip (1956), tous chez Knoll. Son piétement central en aluminium moulé devient une signature reproductible mais difficile à imiter sans l'équilibre exact du dessin original.

Hans Wegner travaille depuis Copenhague pour Carl Hansen, Johannes Hansen et Fritz Hansen. La CH24 Wishbone reste le best-seller scandinave d'après-guerre, en production continue depuis 1950. Les premières productions Carl Hansen restent identifiables aux marquages estampillés sous l'assise.

Florence Knoll dirige Knoll Planning Unit et dessine elle-même les canapés et bureaux qui équiperont les sièges des grandes entreprises américaines. Son lounge sofa de 1954 reste un standard du segment haut de gamme.

Harry Bertoia vient du studio Eames avant de rejoindre Knoll. La Diamond Chair de 1952 et le Bird Chair de la même année définissent le treillis métallique en mobilier d'auteur.

Mies van der Rohe voit la Barcelona Chair de 1929 rééditée par Knoll en 1948 et devenir une référence corporate. La Brno Chair la suit dans la même édition.

Charlotte Perriand et Jean Prouvé signent en France le mobilier de la Cité Cansado, des refuges Méribel, et la bibliothèque Cansado dont les éditions Steph Simon restent les plus recherchées sur le marché français.

Les pièces emblématiques de la décennie

Saarinen Tulip Chair (1956, Knoll). Coque moulée en fibre de verre, piétement central en aluminium moulé. Disponible en chaise et table. Édition originale Knoll identifiable à la base soudée et au marquage gravé.

Eames LCW et DCW (1946-, Evans/Herman Miller). Coque en contreplaqué moulé, structure bois ou métal. Les éditions Evans 1946-1949 sont les plus rares. La fiche Vitra postérieure conserve la qualité technique.

Bertoia Diamond Chair (1952, Knoll). Treillis acier soudé, coussin amovible. Édition originale Knoll soudures à la main, finition chromée ou peinture noire.

Wegner Wishbone CH24 (1949, Carl Hansen). Bois courbé hêtre ou chêne, paillage papier tressé à la main. Production continue depuis 1950. Les pièces premières années conservent une cote stable.

Florence Knoll lounge (1954, Knoll). Canapé deux ou trois places, structure acier tubulaire chromé, coussins cuir capitonné. Pièce de référence du segment corporate vintage.

Barcelona Chair (1929, réédition Knoll 1948). Acier inoxydable poli, cuir Knoll, lanières en cuir. Les premières éditions Knoll 1948-1965 sont identifiables aux soudures et au cuir Spinneybeck.

Womb Chair Saarinen (1948, Knoll). Coque en fibre de verre, piétement acier, capitonnage laine. Édition originale Knoll première génération.

Sergio Rodrigues Mole (1957, OCA). Canapé bois massif jacaranda, coussins cuir, lanières. Édition brésilienne OCA, marquage poinçonné.

Reconnaître authentique d'époque

Les pièces 1950 conservent en général un marquage d'éditeur sous l'assise ou sur la structure. Pour Knoll, plaque métallique gravée ou estampille à l'encre. Pour Herman Miller, étiquette tissée ou plaque rivetée. Pour Carl Hansen, marquage poinçonné dans le bois. Les soudures à la main sur les structures tubulaires laissent des indices d'irrégularité absents des productions automatisées récentes. Les essences de bois (palissandre Rio sur les éditions scandinaves d'avant 1973, jacaranda brésilien sur les Rodrigues) datent indirectement la pièce. LAPIERRE photographie systématiquement chaque marquage, croise avec les archives éditeurs publiques et signale toute zone d'incertitude sur la fiche produit.

Process LAPIERRE

Chaque pièce 1950 passe par sourcing direct (particuliers, ventes, chineurs partenaires en Scandinavie, France, États-Unis), inspection en atelier avec démontage si nécessaire, croisement des marquages avec les archives éditeurs, fiche état détaillée. Les restaurations éventuelles sont documentées et confiées à des ateliers parisiens spécialisés (paillage, retapissage, remise en condition des structures bois). Aucune restauration n'est dissimulée.

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Si vous cherchez une pièce 1950 précise qui n'est pas en sélection, écrivez-nous. LAPIERRE active son réseau de chineurs sur demande et peut sourcer une pièce ciblée sous quelques semaines selon la rareté.

FAQ

Questions fréquentes

Pourquoi le mobilier des années 1950 est-il considéré comme fondateur du design moderne ?
La décennie 1950 marque la sortie de la reconstruction d'après-guerre et l'industrialisation du design. Charles et Ray Eames, Eero Saarinen, Florence Knoll aux États-Unis, Hans Wegner et Arne Jacobsen au Danemark, Charlotte Perriand et Jean Prouvé en France posent les bases du vocabulaire qui structure encore les intérieurs contemporains : courbes ergonomiques, structures tubulaires, contreplaqué moulé, coque organique. C'est aussi la décennie où Knoll, Herman Miller et Cassina deviennent des éditeurs structurants, capables de produire en série des pièces auteur de qualité industrielle. Ce sont ces fondations qui rendent les pièces 50s aussi recherchées soixante-dix ans plus tard.
Quelle différence entre une pièce d'époque 1950 et une réédition récente ?
Une pièce d'époque conserve les méthodes de fabrication et matériaux de première production : contreplaqué moulé selon les procédés Eames originaux, sangles caoutchouc d'origine, soudures et patines visibles. Les rééditions actuelles intègrent souvent des standards d'aujourd'hui : mousses haute densité, fixations modernes, finitions plus uniformes. Sur les pièces phares comme la Tulip de Saarinen ou la LCW d'Eames, l'écart visuel reste léger mais il est documenté par les marquages d'éditeur et les fiches techniques d'époque. La cote vintage récompense l'authenticité de production, la traçabilité et la patine.
Comment authentifier une chaise Eames LCW ou DCW de 1950 ?
Trois éléments à croiser. D'abord les marquages d'éditeur : Herman Miller pour le marché US, Vitra pour l'Europe à partir de 1957, Evans Plywood pour les premières productions 1946-1949. Ensuite la qualité du contreplaqué moulé, l'épaisseur des coques, la nature des fixations en caoutchouc qui amortissent l'assise sur la structure. Enfin la cohérence générale : essence du bois, vis, signatures éventuelles. Toute pièce LAPIERRE est documentée avec photos des marquages, croisée avec les archives Herman Miller et Vitra disponibles, et accompagnée d'une fiche état détaillée.
Quelles sont les pièces 1950 les plus emblématiques à connaître ?
Saarinen Tulip dessinée en 1956 et éditée par Knoll, Eames LCW et DCW produites depuis 1946, Bertoia Diamond Chair de 1952, Wegner Wishbone CH24 de 1949, Florence Knoll lounge de 1954, Barcelona Chair Mies van der Rohe rééditée par Knoll en 1948, Womb Chair Saarinen de 1948. Côté français, Charlotte Perriand et Jean Prouvé livrent les premiers refuges-ateliers et la cité Cansado. Au Brésil, Sergio Rodrigues développe le canapé Mole. Ces pièces définissent le vocabulaire formel d'une génération.
Combien coûte une pièce vintage 1950 chez LAPIERRE ?
Les fourchettes varient selon la rareté et l'état. Une chaise Wegner CH24 d'époque oscille selon le bois et le tressage entre quelques centaines et plusieurs milliers d'euros. Une Barcelona Chair Knoll d'époque cuir d'origine se situe au-dessus de la réédition récente. Une Tulip Saarinen Knoll première génération conserve une cote stable. Chaque fiche LAPIERRE documente l'éditeur, l'année estimée, les marquages, l'état et les restaurations effectuées. Les prix reflètent la valeur de marché documentée et ne sont jamais positionnés en appel.
Le mobilier des années 1950 reste-t-il confortable aujourd'hui ?
Oui pour la plupart des pièces structurantes. Les fauteuils Eames Lounge Chair, les Womb Saarinen, les Wegner Papa Bear ont été pensés pour un usage quotidien long, avec des suspensions et mousses adaptées. Les chaises Eames moulées, les Bertoia Diamond et la Wishbone restent fonctionnelles à condition de remplacer les sangles caoutchouc fatiguées et, sur les modèles tressés, de revoir le paillage. LAPIERRE indique systématiquement l'état des suspensions et propose un service de remise en condition pour les pièces qui le nécessitent.
Pourquoi acheter une pièce 1950 plutôt qu'une réédition contemporaine ?
Trois raisons concrètes. La première : la valeur d'usage et patrimoniale. Une pièce 1950 d'époque, bien restaurée, conserve sa cote dans le temps là où une réédition se déprécie comme un produit neuf. La deuxième : la qualité de fabrication d'origine, souvent supérieure aux standards industriels actuels sur les essences de bois et les structures. La troisième : la singularité. Une pièce qui a soixante-dix ans porte une histoire concrète, traçable, qui ne se reproduit pas. C'est ce qui distingue un intérieur composé d'un intérieur acheté en showroom.