LAPIERRE MARKET · Saint-Ouen
Les Puces de Saint-Ouen, côté design.
Aux portes de Paris, les Puces de Saint-Ouen sont le plus grand ensemble de marchés d’antiquités et de brocante au monde. On y vient pour tout, ce qui veut dire qu’on peut aussi y passer une journée entière sans rien trouver. Voici comment nous, qui y chinons, nous nous y prenons.
Showroom · ouverture prochaine
Nous ouvrons aux Puces de Saint-Ouen.
LAPIERRE MARKET ouvre un showroom-galerie au Marché Malassis. Les pièces que vous voyez en ligne seront à toucher, à ouvrir, à essayer — et celles qui ne passent jamais la sélection photo, aussi.
La date n'est pas arrêtée, et nous préférons ne pas en annoncer une que nous pourrions manquer. Laissez-nous votre email : vous serez prévenu le jour où nous ouvrons, et vous ne recevrez rien d'autre à ce titre.
- Marché
- Malassis
- Stand
- 112/113
- Adresse
- 142 rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen
- Ouverture
- prochainement
Un quartier, pas un marché
La première erreur est d’en parler au singulier. Les Puces ne sont pas un marché mais une juxtaposition de marchés distincts, chacun avec ses allées, ses horaires, son niveau de prix et sa spécialité. Passer de l’un à l’autre, c’est changer de métier : on quitte le bric-à-brac pour l’antiquaire classique, puis pour le design du XXᵉ, en traversant une rue.
L’origine explique la géographie. Les chiffonniers, repoussés hors des fortifications de Paris à la fin du XIXᵉ siècle, s’installent au-delà de la porte de Clignancourt. Le commerce s’organise, se couvre, se spécialise, et finit par produire ce que l’on connaît aujourd’hui : un tissu de marchés collés les uns aux autres, hérité d’un siècle de sédimentation plutôt que d’un plan.
Conséquence pratique : demander « où sont les Puces » n’a pas de réponse utile. La bonne question est « quel marché », et elle dépend entièrement de ce que vous cherchez.
Les ordres de grandeur, pour situer : sept hectares, un peu plus de mille marchands selon le chiffre de l’association des marchés, cinq millions de visiteurs par an. C’est ouvert au public le samedi, le dimanche et le lundi ; le vendredi est le jour des professionnels. Les horaires, eux, diffèrent d’un marché à l’autre et changent — nous ne les publions pas ici pour cette raison.
Un détail qui dit bien ce qu’est l’endroit : les Puces sont protégées depuis 2001, aujourd’hui au titre de Site Patrimonial Remarquable, et elles ont été l’un des premiers sites urbains de France classés non pour son bâti mais pour son ambiance. On ne protège pas ici une façade, on protège une manière de faire du commerce.
Ce que nous vérifions, sur place
Le réflexe le plus rentable est le plus simple : demander. Un marchand qui connaît sa pièce vous dira son éditeur, sa période, ce qui a été refait. Un marchand qui élude sur l’origine vous renseigne aussi, autrement. Cette conversation coûte trente secondes et elle écarte la majorité des mauvaises affaires.
Ensuite, les mains. On regarde les dessous, les assemblages, les tranches, les points de fixation — c’est là que se lit une réparation, une pièce remplacée, une refabrication. Un marquage se copie ; un assemblage se copie mal. Sur un modulaire, on compte les éléments et on vérifie qu’ils sont d’une même main : l’assemblage hybride est le cas le plus courant, bien avant la copie franche.
Enfin le prix, qui se négocie, mais pas n’importe comment. Une offre argumentée — un défaut constaté, un coût de restauration chiffré — se discute. Une offre sèche à la moitié du prix affiché ferme la conversation, et sur un marché où l’on revient, une conversation fermée coûte plus cher que la remise obtenue.
Un dernier point, souvent oublié : mesurez avant de vous décider, et pensez à la sortie. Une enfilade de deux mètres cinquante achetée un dimanche après-midi doit encore franchir un escalier. C’est le genre de détail qui transforme une bonne affaire en problème.
Pourquoi nous y sommes
Une partie de notre sélection vient des Puces, et ce n’est pas un hasard. C’est l’un des rares endroits d’Europe où l’on voit passer, dans la même journée, assez de pièces pour se former l’œil — et où l’on peut comparer trois exemplaires d’un même modèle côte à côte, ce qui vaut tous les livres de référence.
C’est aussi un lieu de confrères. Nous y achetons des lots à des généralistes qui n’ont ni le temps d’authentifier une pièce signée ni la clientèle pour l’écouler au bon prix — le même mécanisme que nous décrivons sur notre page de cessions professionnelles.
Lesquels comptent, pour du design
Tous les marchés ne traitent pas du mobilier du XXᵉ siècle. Ceux-ci sont les repères utiles ; pour les jours et les horaires, qui varient d’un marché à l’autre et changent, référez-vous à leurs sites.
- Paul Bert Serpette
- La référence internationale pour les arts décoratifs et le design du XXᵉ. Deux marchés historiquement distincts — Paul Bert, 1946, en allées à ciel ouvert ; Serpette, 1977, couvert — gérés ensemble depuis. Niveau de prix élevé, niveau de connaissance aussi.
- Marché Dauphine
- 1991. Le plus grand marché couvert des Puces, sur deux niveaux sous verrière. Design et design industriel, luminaires, mode vintage, livres, photographie, disques. Du XXᵉ à des niveaux plus accessibles, au prix d’une recherche plus longue.
- Marché Malassis
- 1989. Une centaine de marchands, allées en partie couvertes sous une vaste coupole, sur deux niveaux, à l’entrée des Puces. Positionnement antiquité et design, tenu surtout par des antiquaires-décorateurs : meubles 30-40 aux lignes dépouillées, pièces des années 50, mobilier très design des années 70. Parking en sous-sol. C’est là que nous ouvrons notre showroom.
- Marché Vernaison
- 1920, le berceau historique des Puces, et le plus dense en petits stands — plus de trois cents. Brocante, curiosités, arts de la table, meubles du XVIIIᵉ au XXᵉ. On y fait des trouvailles inattendues plus que des acquisitions planifiées.
- Marché Biron
- 1925. Antiquités classiques et pièces d’exception, Art nouveau, Art déco, jusqu’au design. Surnommé le Faubourg Saint-Honoré des Puces, et le premier à y avoir vendu des objets restaurés. L’œil s’y forme sur la qualité d’exécution.
- Marché Cambo
- 1970. Vingt stands sur deux niveaux, couverts. XVIIIᵉ et XIXᵉ, faïences, mobilier régional, meubles danois, Art nouveau et Art déco.
- Marché Jules Vallès
- 1938, et l’âme brute des Puces : objets insolites, affiches, horlogerie, livres, disques, effets militaires, Art nouveau et design. Budgets plus accessibles, tri plus long.
- Marché de l’Usine
- Gros volumes, mobilier d’atelier, pièces de grande dimension, jusqu’aux designers du XXᵉ. À savoir avant de s’y rendre : il est réservé aux professionnels et fermé le week-end.
Questions fréquentes
- Faut-il négocier aux Puces ?
- Oui, c’est admis, à condition que l’offre soit argumentée. Un défaut constaté, un coût de restauration chiffré, l’achat de plusieurs pièces au même stand : ce sont des arguments. Une offre sèche à la moitié du prix affiché n’en est pas un, et sur un marché où marchands et acheteurs se recroisent, elle coûte plus que la remise qu’elle visait.
- Comment éviter les copies ?
- En regardant ce qui ne se copie pas bien : les dessous, les assemblages, les tranches, les points de fixation. Un marquage se reproduit facilement, un assemblage beaucoup moins. Et posez la question de l’origine : la réponse, ou l’absence de réponse, vous renseigne. Sur l’USM Haller en particulier, nous avons détaillé la méthode sur notre page d’expertise.
- Les prix y sont-ils plus bas qu’en galerie ?
- Parfois, et pas systématiquement. Sur les marchés spécialisés, les prix sont ceux d’un marché informé — un marchand de Paul Bert Serpette connaît la cote de sa pièce aussi bien qu’une galerie. L’écart se fait surtout sur les pièces non identifiées par leur vendeur, ce qui demande d’en savoir davantage que lui, et sur les pièces qui demandent une restauration que l’acheteur devra financer.
- Vendez-vous sur place, ou seulement en ligne ?
- Notre showroom ouvre au Marché Malassis, stand 112/113, 142 rue des Rosiers à Saint-Ouen. Il n’est pas encore ouvert. En attendant, tout passe par le site, avec livraison à Paris, en France et en Europe. Vous pouvez demander à être prévenu de l’ouverture : c’est un email, celui du jour où nous ouvrons.
- Un achat au showroom donnera-t-il droit à une rétractation ?
- Non, et c’est une différence réelle avec la vente en ligne. Le droit de rétractation de quatorze jours s’applique aux ventes à distance ; un achat conclu en personne, sur place, après avoir vu et manipulé la pièce, n’en relève pas. C’est aussi pourquoi voir une pièce avant de l’acheter a de la valeur.
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Nous achetons partout en France, et nous cherchons sur cahier des charges. Dans les deux cas, écrivez-nous.
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